Turkey, Izmir

Oeuvres d'art > Photographie

Harry Gruyaert
1998
Turkey, Town of Izmir, District of Cigili. Newly built suburb, composed of council flats buildings
Archival pigment print, printed later
Image size: 24  x 36 cm
Edition of 8

Signed and numbered on verso in black pen

2 243.00$

excl. tva
Dans la ville d’Izmir en Turquie, de jeunes garçons jouent au football. Le bleu du ciel résonne avec celui du terrain. Les lignes verticales des barreaux et des immeubles rythment la composition. Cette scène se déroule en 1998 mais, par le prisme d’Harry Gruyaert, elle devient presque atemporelle.

Né à Anvers en 1941, ce dernier étudie le cinéma et la photographie à Bruxelles de 1959 à 1962 avant d’entamer une carrière de photographe qui aura pour fil de trame ses nombreux voyages. Ce ne sont pas des récits ou des anecdotes qu’il rapatrie de ses différents périples en Europe, en Afrique du Nord ou en Asie. Depuis plus de quarante ans, ce sont les couleurs changeantes du monde qui l’entoure qu’Harry Gruyaert capture. Ses photographies ne répondent pas à une volonté narrative mais semblent développer un nouveau langage : celui de la couleur. Elle est pour lui un moyen de sculpter ce qu’il voit. « La couleur n’illustre pas un sujet ou la scène que je photographie » dit-il, « c’est une valeur en soi. C’est même l’émotion de la photographie ». Il n’est donc guère surprenant qu’il soit devenu l’un des pionniers de la photographie couleur en Europe en décidant, dans la seconde moitié des années 1970, de s’y consacrer entièrement.

Cette maîtrise de la couleur, parfaitement illustrée par ce tirage, est le fruit d’une recherche progressive. Dans la série TV Shots, qu’il réalise entre 1971 et 1972 et qu’il considère comme son premier travail abouti, Gruyaert s’intéresse déjà aux couleurs et à leurs vibrations.Le Pop art, qu’il découvre en 1968 à New York, a grandement contribué à sa vocation de coloriste. Il en va de même pour la photographie américaine qui constitue une influence primordiale de son travail. Il dit découvrir en 1976, avec l’exposition du MoMA « William Eggleston’s Guide », « de superbes tirages ‘Dye transfer’ qui donnaient une grande sensualité à la couleur » et se reconnaît dans cette démarche.Le cinéma va aussi impacter considérablement sa manière de concevoir l’image qui, à travers son appareil photographique, devient une composition graphique où les couleurs saturées et la lumière, savamment maîtrisée, viennent se répondre avec poésie.

Le voyage fait partie intégrante du travail de Gruyaert qui intègre l’illustre agence Magnum Photo en 1981. Plus que par ses habitants ou ses monuments iconiques, c’est par la palette de couleurs qu’il révèle l’essence même du lieu qu’il visite. Gruyaert sait restituer à chaque pays qu’il visite la gamme colorée qui lui est propre, des ocres chauds du Maroc aux teintes froides de la Russie, en passant par ces nuances de bleu propres à la Turquie.

Ces photographies n’ont d’autres sujets que le quotidien, qu’il s’inscrive dans un paysage de bord de mer ou dans l’environnement urbain. Il s’agit d’instants versatiles et inopinés que Gruyaert, par instinct dit-il, réussit à capturer et cadrer de manière très personnelle. Le photographe explique en effet que sa démarche n’est pas intellectuelle mais purement intuitive. Selon lui, obtenir une bonne photographie, c’est-à-dire une image unique, c’est une question d’équilibre : un vélo qui passe au bon moment ou une ombre qui met en valeur l’architecture. Finalement, c’est une sorte de « miracle » selon ses mots. Mais tout n’est pas une question d’esthétique dans ses photographies qui, bien qu’elles n’aient pas de caractère narratif, n’ont pas vocation à être purement décoratives. Ces dernières ne sont pas muettes, elles disent des choses sur un lieu à un instant précis.

L’homme est souvent présent dans ses photographies mais il peut être réduit à l’état de silhouette anonyme. En cela, Gruyaert ne s’inscrit pas dans la tradition des humanistes français et dit se sentir plus proche de la tradition américaine. Ce qui l’intéresse, plus que l’être humain en lui-même, c’est la façon dont il s’inscrit dans son environnement, fusionne avec lui en une scène vibrante aux contrastes colorés.

Originally dreaming of becoming a film director, Gruyaert studied at the School of Film and Photography in Brussels from 1959 to 1962. ...Continuez à lire

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